J'attéris sur mon lit. Ma soeur était juste à côté, me regardant comme si j'étais une extraterrestre. Elle clignait un nombre incalculable de fois ses mirettes avant de se jeter à mon cou.
- Oh Fleur ! Comment cela ce fait-il que tu sois revenu ?
- Je-je ne sais pas, bredouillai-je en me relevant, mais il faut que je retourne dans ce livre !
- Il est hors de question ! hurla-t-elle. N'as-tu donc pas vu tout ce qui t'es arrivés ? Tu as faillis te faire tuer !
- Je dois y retourner Gaétane ! Ils comptent sur moi !
- Et Mathilde ? coupa-t-elle.
Je me figeai instantanément sur place, serrant les poings. C'est vrai, il y a Mathilde... mais.... mais, elle me déteste.
- Je ne sais pas... fis-je à mi-voix. Elle me déteste, je l'ai vu...
- Je l'ai lus ! Je n'ai rien quitté ! Mais, il doit surement y avoir quelque chose sous cette affaire... ce... Sam, reprit-elle, il doit manigancer quelque chose.
- Nous avons déjà été trahit par Alex ! la mis-je au courant.
- Ce n'est qu'une trahison ! Ne te focalises pas la-dessus ! Ne vois-tu donc pas que sans élement perturbateur, une histoire n'a pas d'importance ! vociféra-t-elle en me secouant par les épaules.
Je baissai les yeux. Gaétane avait raison. Sans perturbation, il n'y a pas d'aventure, et sans aventure, il n'y a pas d'histoire.
- Pourtant, reprit-elle en s'en allant, ne crois pas que je vais te laisser aller à nouveau dans ce livre. Il est trop dangereux pour toi, et pour nous tous.
- Gaétane !
- Tu resteras, que tu le veuilles ou non, dans ce monde. N'ouvre plus jamais ce livre.
Elle partit sur ses paroles, claquant la porte. Je dois retourner dans le livre ! Je dois retrouver les autres étoiles de Flore. J'ai ouvert le livre... et puis, il y a Mathilde. Je ne peux pas la laisser seule dans le livre ! Même si Gaétane dit qu'il doit y avoir une histoire sous cette affaire, ce n'est pas en restant ici, dans ce monde, que je réussirais à la découvrir. Je m'en remis donc à mon mauvais caractère et sortis prendre une douche et manger.
Ne sachant pas ce qui se passait dans l'autre monde, je revins sur les paroles d'Edward. Edward... pourquoi était-il venu en pleine nuit ? Ne pouvait-il pas attendre le jour ? Et puis, au fond de moi, que ressentais-je pour lui ? Je m'étais égarée pour Alex, je ne pouvais pas faire la même erreur deux fois. Cela m'étais interdit. Plus j'y pensai, plus le temps passait dans ce monde, et je me retrouvai bientôt dans mon lit. Avais-je au moin le droit de me reposer, alors que dans l'autre monde, la guerre se prépare ? Je me retournai dans mon lit, oubliant cette mauvaise pensée.
Néanmoins, le lendemain arriva. Je dû me préparer pour aller en cours. Je ne pus m'empêcher de penser à Mathilde, lorsque je me vis seule à notre point de rencontre habituel. Mon coeur se serrait pendant que je marchai, et une fois arrivée en cours, sa table vide me le brisa. Que t'arrivais-t-il, Mathilde ? Etais-tu en sûreter ? J'espère que tout ce que tu m'a dis était faux. Tout ce qui s'est passé... Non, je ne peux pas. Je suis vouée à être dans le livre, et non pas dans la réalité. Je me dois de retourner dans le livre, je ne peux pas rester une minute de plus ici. Mais, le fait de m'être lever dans mon élan de courage, me permis de le perdre rapidement.
- Qu-y-a-t-il, Fleur ? m'apostropha le professeur d'Histoire. Quelque chose ne va pas, avez-vous quelque chose à me dire d'urgence, ou vous pouvez vous assoir pendant que je reste indifférent sur votre comportement spontané ?
Je grimaçai.
- Excusez-moi Monsieur, j'ai simplement eu un renvoit d'acidité assez... violent et... je croyais que j'allai... vomir.
Aussitôt, mon voisin prit ses distances avec moi.
- Voulez-vous allez à l'infirmerie ou ça va passer ? continua le professeur.
- Ca va aller.
Je me rassis donc, attendant la fin de la matinée. Nous étions jeudi, et pour mon plus grand malheur, je ne rentrai pas chez moi. J'espérai donc que notre professeur de physique soit absente, pourtant, son nom n'apparaissait pas dans les professeurs absents. La récrée approchait et une fois dans cette heure de repos, j'appellai ma soeur. Elle répondit.
- Oui ?
- Gaétane, peux-tu amener le livre à midi ?
- Fleur ! m'engueula-t-elle. Tu n'iras plus jamais à l'intérieur, est-ce bien comprit ? Et puis, de toute manière, je ne peux pas, je suis à la Faq.
J'injuriai intérieurement avant de raccrocher férocement. Je me devais d'attendre les seize heures de l'après-midi. Mais, question plus importante, où avait-elle mit le livre ? Mon portable vibra dans ma poche.
De toute manière, si tu le cherches, tu ne le trouvera pas.
C'était ma soeur... j'éteignis mon portable sur le coup, et m'empressai d'aller en cours.
Il ne dura pas très longtemps, enfin, une heure passa rapidement. Et j'entamai définitivement le dernier cours de la matinée. Il se termina sans encombre, mais j'étais tellement pressée que je ne pris pas le temps d'écrire les devoirs, et puis zut, je n'en avais plus, j'irai dans le livre. Le bus passait, je le prenais, m'arrêtant à Incorporation. Passant sous la gare et remontant la grande et longue ruelle, j'entrai par la suite chez mes grands-parents. J'étais seule avec eux.
Plus tard, ma soeur arrivait avec mon père. Le lancement des éclairs fut vif lors du déjeuner. Et, lorsque je terminai mon repas, je jetai un coup d'oeil dans son sac. Ce fut sec, rapide et cela me permit de repérer un drôle de bouquin. Ce fut lorsqu'elle me regarda que je le pris et remarquai avec bonheur que c'était ce livre, les Ecrits des Quatres Dieux du Ciel et de la Terre. Courant vers la salle de bain, je m'y enfermais.
- N'entre pas ! la provoquai-je. Ou je rentre dedans !
- Dans tous les cas tu y entrera ! chuchota-t-elle. Ne fais pas de bêtise, Fleur.
Je serrai le livre contre ma poitrine.
- Fleur, rend-le moi...
Je ne répondis pas.
- Je t'en pris, Fleur, ouvre cette porte, me supplia ma soeur.
Je serrai encore plus le livre. Tout compte fait, j'ouvris la porte. Gaétane attrapa derechef le livre.
- Tu es insouciante du danger que tu risques en allant là-bas, termina-t-elle avant de s'arrêter.
Elle baissa la tête.
- Lorsque je lisais, reprit-elle plus calmement, j'avais l'impression que tu étais l'héroïne de cette histoire... j'ai lus, l'introduction. Pourtant, s'arrêta-t-elle en se retournant vers moi, j'ai l'impression que ton devoirs n'est pas finit, ni ton histoire. Alors, fait-le, mais, attend au moins ce soir.
Le livre était tendu vers moi. Je le pris, avançai avec ma soeur et l'enfournai dans mon sac. Je tins ma promesse. Mes promesses, celle de n'ouvrir le livre que ce soir, et celle de réunir les sept étoiles de Flore. J'attendis donc le soir, passant mes dernières heures dans le monde réel, enfermée dans une salle de physique, puis dhistoire. L'absence de Mathilde me faisais toujours comme un trou dans la poitrine. Mystérieusement, plus je songeai à elle, plus je songeai aux étoiles. Les étoiles... Edward. Je secouai ma tête, essayant de faire s'en aller cette pensée de mon esprit. Et, c'est à ce moment, qu'en regardant vers la place vide de Mathilde, que l'illusion de la dernière étoile de Flore apparue. Il était droit, comme s'il était là depuis le début, écoutant le professeur.
- Edward, chuchotai-je en me levant de la chaise.
- Décidément, je crois que vous avez un certain problème avec mon cours, Mademoiselle Mandrasse, s'irrita mon professeur.
A cet instant, la cloche sonna.
- La prochaine fois, ce sera trente-deux pages que vous me ferez, m'avertit le professeur pendant que je rangeai mes affaires, encore sous l'emprise de l'illusion.
Qu'avais-je eus ? Pourquoi mon esprit a-t-il crée cette illusion ? Cette illusion si... parfaite. C'était comme s'il était bien là, dans le cours, assit. Dans le bus, j'essayai de mettre de l'ordre dans tout ça, mais, plus je réfléchissai, plus je m'égarai dans cette illusion, dans cet Edward. Mon coeur commençait à accélérer, je crispai mes mains, ne comprenant pas ce qui m'arrivai. Plus j'essayai de penser à l'autre monde, à Mathilde, à ce qui se passait, plus je disparaissai dans l'image d'Edward, dans son visage, dans ses yeux. Ce n'est qu'une fois chez moi, que je me laissa tomber à terre, accablée par la véritée tuante : j'étais amoureuse d'Edward.
Enigmatiquement, sans que je ne sache pourquoi, le livre était sortit de mon sac. Il était fermé, il n'attendait que sa prêtresse, celle de Flore pour l'ouvrir. Lorsque je le toucha, ne fusse qu'avec le bout de mon index, une lumière rouge illumina le couloir et les pages défillèrent une par une à une vitesse affolante. Lorsqu'elles s'arrêtèrent de tourner, la lumière devint plus puissante et une chaleur m'enveloppa, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit.
En ouvrant les yeux, le décor du palais couvrait toute ma vue. J'étais exactement dans la même pièce. Rien n'avais changé, exepté ce qui se trouvait en dessous de moi. En effet, je sentis une légère bosse sous mes fesses. En m'enlevant, cette fois-çi, ce n'était pas une illusion, ce n'était pas une image imaginée par mon esprit. Il était bel et bien la, juste en dessous de moi.
- Edward ! criai-je en le prenant dans mes bras.
Je m'enlevai aussi vite que je l'avais enlacé. Reprenant mes esprits sur la bêtise que j'avais comise. Bizarrement, ses bras vinrent entourés mon dos et il m'attira contre lui. Sa main vint se mettre sur l'arrière de ma tête et il enfouit son visage dans mes cheveux. Je restai interdite, ne sachant plus ce que je devais faire ou non. Mes mains hésitaient entre l'enlacer également ou se raidirent, mais au final, ce fut lui qui s'enleva.
- Je suis désolé, s'excusa-t-il en se mettant debout.
- Edward, murmurai-je en le voyant se blâmer. Es-tu resté ici depuis ma disparition ?
Il tourna son visage marmoréen vers moi. Ses iris étaient noirs.
- Il est inutile de te dires que depuis ta disparition, Symphorien a fait tout le monde pour te retrouver.
- Mais ça ne fait qu'un jour que... m'éberluai-je.
- Six mois, que tu es partis, coupa-t-il.
- Quoi ?
Six mois que j'avais quittée ce monde ? C'est impossible ! Le temps entre ce monde et le réel est-il aussi impressionnant ?!
- Six mois... répèta à mi-voix Edward.
- Il faut prévenir les autres alors ! me précipitai-je en me levant.
Son bras se tendit devant moi, m'empêchant d'aller plus loin. Puis il me rapprocha contre lui, comme avant.
- Je n'ai que ce moment à moi seul, susçura-t-il à mon oreille, ce qui déclencha l'accélération de mon coeur.
- Edward...
- Juste un instant... tu pourras y aller après... je te libèrerais.
Il me libérera ? Mais, je ne veux pas, moi. Même si je dois prévenir les autres que je suis là. Il se décolla de moi et s'éclipsa de la pièce comme un coup de vent. La porte qu'il avait ouverte en une fraction de seconde s'ouvrit violement et Symphorien vola vers moi.
- Quelle est donc cette manie de disparaitre sans laisser de trace, me frappa-t-elle de son bâton.
- Aïe, me pleignis-je en me frottant la tête, je suis désolée. Je suis partis comme ça !
- Autant vous mettre au courant de ce qui s'est passé durant votre absence, décrèta-t-elle en me tournant le dos. L'empire du Cælius a attaqué tous les villages de l'Est. Ils sont tous détruis, il n'en reste plus aucun. Ils ne tarderont pas à attaqué la capitale. Ta jeune amie a déjà réunit plus de la moitiée des étoiles d'Héra. Il faut vous que trouviez les autres étoiles.
Emmett, Carlisle, Krimo et Edward entrèrent dans la chambre.
- Tu n'en a obtenues que quatre, ce n'est pas la moitiée, pourtant, c'est déjà de l'espoir, mais avec le désastre qui se passe dans Quirinal en ce moment, cela ne suffit pas. J'ai réussis néanmoins à intercepter les pouvoirs de tes trois dernière étoiles. Suite à la guerre, elles se sont toutes réfugiées dans l'Ouest, près de l'Empire d'Aventin. Si vous vous mettez en route dès aujourd'hui, vous arriverez peut-être à arrêter l'armée du Cælius. Mais ce n'est pas dit que ton amie n'invoquera pas Héra. Le temps vous ai compté à présent.
Sur ces paroles elle partit et me laissa seule avec les quatres étoiles.
- Bon, nous savons ce qu'il nous restes à faire ! se réjouit Emmett.
- Nous devons partir dès maintenant. L'Ouest est assez restreind en village, il n'y a que des plaines, nous réussirons peut-être à en découvrire une, annonça Krimo. Je vais crée un passage.
Carlisle ne dit rien. Edward pareil. Leur silence était comme au début du voyage.
- Bon, le passage est là, prévint Krimo. Après vous, prêtresse.
Je n'ai pas une seconde de repos, pensai-je en sautant dans le trou. Etant certaine d'atterrir sur le sol, je fus retenu par deux bras froid comme la neige.
- M-merci, bredouillai-je en voyant Edward.
Il me posa à terre. En relevant les yeux, une longue plaine s'étendait devant moi. L'horizon était tout au loin. Krimo arriva après Emmett. Il remit son chapeau de paille sur sa tête et explora de ses yeux les alentours.
- Bon, débuta-t-il. Je nous ai enmenés ici car un village est attaqué de nuit. Et mystérieusement, il n'y a que les animaux qui sont attaqués. Donc, se tourna-t-il vers la famille Cullen, si vous avez des informations.
- Je crois savoir, mais... cessa Carlisle en me jaugeant, il va falloir mettre Fleur de côté, à l'abri.
- Quelqu'un devra rester avec elle, décrèta Krimo.
Il y a eut à ce moment, un grand silence. Les étoiles se regardaient entres-elles. Les Cullen défièrent tous les trois Krimo de leur yeux noirs. Krimo soupira.
- Ok ok, je m'en charge.
Il leva les yeux au ciel et nous avançâmes vers le village qui était au bout de l'horizon. Une fois la première maison dépassée, nous marchâmes vers la première auberge en vue. Carlisle paya pour les chambres. Par la suite, je m'installai - et les autres suivirent - sur un canapé.
- Bon, établissons un plan pour ce soir, conseilla Krimo.
- Nous nous chargerons tous les trois de cet inconnu qui s'amuse à dévorer tous les animaux. J'ai ma petite idée, c'est pour cela que Fleur doit rester en sécurité, décrèta Carlisle.
- C'est l'un des vôtres, c'est pour ça, devina Krimo en retrouvant son sérieux.
- C'est exact. Et, autant vous dire que le parfum qu'émane Fleur est très tentant. C'est pour cela qu'elle pourrait être tuée à tout moment. Voilà pourquoi il lui faut une garde rapprochée durant cette nuit.
- Je comprend tout à fait, accepta Krimo en hochant la tête de haut en bas.
Je restai silencieuse sur le canapé, rapprochant contre moi mes bras pour ne pas toucher Krimo ou encore Edward qui était à côté de moi. Toujours dans le calme je m'ordonnai de regarder le feu qui était situé en face, m'interdisant également de regarder Edward.
- Vous resterez dans la chambre, ajouta Carlisle en regardant tour à tour moi et Krimo. Emmett, Edward et moi, irons fouiller les environs. Nous reviendrons sûrement avec lui.
- Lui ? coupa Krimo. Il s'agit alors de Jasper, si ma mémoire est bonne.
- En effet. Jasper est le dernier à avoir rejoind le statut d'étoile. De ce fait, il est très... sensible aux odeurs appétissante et ne se contrôle pas comme nous le faisons en ce moment. La moindre goûte de sang pourrait provoquer la bête que nous cachons à vos yeux et qui produit le pire.
Je déglutis. A côté, Krimo serrait son chapeau qu'il avait à présent entre ses mains.
- Cela doit être extrêmement dur pour vous de vous contrôler, n'est-ce-pas ? demanda innocemment Krimo en regardant de ses yeux pétillants de peine, Carlisle.
Ce dernier hocha de la tête.
- Pour moi, étant donné que je suis médecin, je suis bien plus habitué à l'odeur et à la vue du sang. J'ai des années d'expériences, au grand contraire d'Edward et d'Emmett.
- Jusqu'où... intervins-je, soucieuse. Jusqu'où va cette maîtrise ?
Ce fut à ma droite que cela s'anima. Je regardai Edward - ce que je m'étais interdit. Ses yeux étaient noirs, toujours soutenus par des cernes amples. Il sourit et dévoila ses canines pointues. Je tressaillis mais me reprit rapidement.
- Nous pourrions... stoppa Edward en se faisant couper par son père.
- Edward, haussa la voix de Carlisle en guettant son fils d'un air retentissant.
Son fils cessa sa phrase à jamais et se releva pour aller dans une chambre.
- Excusez-le, pardonna Carlisle en me regardant.
- Cela ne fait rien, rassurai-je Carlisle en voyant qu'il rejetait la faute sur lui.
Le soir passa rapidement. J'étais à présent dans une chambre, pour seule compagnie la présence de l'étoile Krimo. Il était en train de fermer les volets, la fenêtre, puis il vint s'assoir à mes côtés, sur le lit. Une faible lumière éclairait la chambre : une bougie au centre.
- Pourquoi toutes ses précautions ? demandai-je à Krimo.
- Jasper a les sens plus développé que les étoiles présentent, étant donné qu'il est le plus jeune de la famille. Nous devons être extrêmement vigilant. C'est pourquoi nous devons prendre le plus de précaution pour ne pas signaler notre position.
Je n'en demanda pas plus et ramenai mes genoux vers moi. Dos au mur, je mis mon menton sur mes genoux rassemblés. Je fixais un point noir au-dela de la bougie. Krimo fixait à mon avis, la fenêtre. Le silence règnait entre moi et l'étoile. Je cru devenir chlostrophobe en voyant la bougie s'éteindre. Le lit grinça, j'en conclus que l'étoile s'était levée pour aller rallumer la bougie. Les battements de mon coeur étaient plus vifs quand il ralluma la faible lumière. Je me demandai si tout allait pour les Cullen. Jasper était-il si dangereux ? Et, où voulait en venir Edward ? << Nous pourrions >> avait-il commencé avant de se faire coupé par son père. Je serrai les poing, m'imaginant la suite, mais aucune luciditée ne me parvint, si ce n'est le fait que mon ventre gargouilla. Krimo me sourit à cet instant et alla calmement me chercher de quoi apaiser cette famine. C'est vrai, je n'avais rien avalée depuis. Je stressai de trop pour eux, je le savais que trop. Krimo également l'avait décelé. Ce fut une fois assit à côté de moi - sur le lit - qu'il engagea tout compte fait une conversation, brisant le silence entre nous.
- Ne vous en faîtes pas pour eux. Leur statut est à prendre au sérieux. J'ai pour ordre, non pas de Carlisle, mais des cieux qui m'ont donné les pouvoirs que j'ai aujourd'hui, de vous protéger.
- Vous faîtes tous cela, car je suis la prêtresse... mais. Avez-vous au moins l'envie de le faire ?
Krimo grimaça, je fis de même en le voyant hésiter à me répondre.
- Voyez-vous. Certaines étoiles peuvent répulser ce qu'elles sont. Leur devoir de protéger la prêtresse lorsque celle-ci viendra. Les étoiles sont avant tout des personnes comme les autres, et, je peux vous garantir avec une énorme sûreté, que la vie que nous menons en temps normal ne peut être aussi palpitante que celle que nous vivons à cette heure-ci. Labourer les champs, administrer des soins, parcourir le monde, nous avons tous une vie différente et, votre venue est une sorte de changement. Bien entendu, la répulsion n'égale que la mort qui nous poursuit. Une aventure sans risque n'en ai pas une. A toute vie, il y a le danger. Nous pouvons facilement nous couper en labourant notre champs que nous exploitons depuis des années, faire mauvaise récolte et faire mourir peu à peu la famille. Il y a aussi des contraintes, en médecine. Celle d'aujourd'hui n'est pas évoluée, et prendre une vie de quelqu'un est bien plus cruel que de perdre la nôtre. Sillonner le monde met en péril notre propre vie. La menace des habitants mal-intentionnés, la présence des animaux sauvages contre lesquels notre couteau n'a aucun effet. A tout moment, nous pouvons perdre notre étincelle. C'est ce que j'ai appris de ma propre existence.
Il abaissa son visage. Je perçus ses yeux empreind d'une tristesse et une minuscule petite larme au coin de son oeil qui se referma et laissa tomber cette dernière dans les mains de Krimo. Je m'en voulus de lui avoir poser cette question. J'avais - sans le vouloir, mais cela me permettai d'être l'unique coupable - fait ressortir ses vieux sentiments. Ses souvenirs d'autre fois. Je m'installai contre le mur plus correctement. Toujours les genoux contre ma poitrine. Krimo s'anima à côté et me regarda faiblement en souriant tristemment.
- Je vais vous racontez mon histoire, fit-il d'une voix douce de chagrin. J'espère que cela vous permettra de remettre votre esprit sur le droit chemin, au lieu d'hésiter autant sur vous-même et vos compétences.
Je regardai avec attention l'étoile de Flore. Apprendre de lui pourrait - peut-être ? - améliorer mes pensées. Je l'espère.
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